Des rues et des ruelles

Se promener à Bayonne, c’est déjà partager le Pays Basque. Au bord de la Nive, les maisons à colombages rouges et blanches réverbèrent le soleil; en longeant les ruelles du petit Bayonne, les tavernes et restaurants invitent à se rafraîchir en écoutant cette langue dont l’origine reste mystérieuse; autour des halles, on a déjà envie de revenir les jours de marchés pour déguster une tranche de jambon ou de fromage de brebis…

Parmi ces rues et ces ruelles, l’on peut nommer:

La rue Port Neuf : Piétonne, elle est des plus sympathiques avec ses arcades basses, d’autant que celles-ci abritent nombre de pâtisseries et de confiseries fleurant bon le chocolat. Celui-ci est une vieille tradition bayonnaise puisqu’il fut introduit à Bayonne au 17e s. par des Juifs chassés d’Espagne et du Portugal.

La rue de coursic: Cette rue débouche sur le quai Galuperie au bord de la Nive à hauteur du restaurant le Petit Chalut propriété de l’ami Inaki Irazusta.
Mais qui était Coursic ? La réponse se trouve dans le remarquable livre de Pierre Rectoran « Corsaires basques et bayonnais du 15eme au 18eme siècle » illustré par Pablo Tillac, publié en 1946 aux éditions E. Plumon. « Au milieu des corsaires basques et bayonnais qui se firent le plus remarquer sous le règne de Louis XIV, Johannes de Suhigaraychipy dit Coursic, c’est à dire le petit corsaire dans le langage bayonnais, mérite d’occuper l’un des premiers rangs ».
Il était né à Bayonne au 3 du quai Galuperie. Après avoir longtemps navigué à bord de navires marchands, le capitaine Coursic équipa en 1691 la frégate La Légère. Il fut admis à faire la course contre les ennemis de l’état et devint, grâce à son audace, un sujet de terreur pour les Espagnols comme pour les Hollandais.

La rue des Faures se situe dans le quartier du Grand Bayonne, à proximité des remparts et de la cathédrale. Son extrémité sud se situe boulevard du Rempart-Lachepaillet, entre les numéros 14 et 15. Elle forme ensuite une intersection avec les rues Vieille-Boucherie et Douer puis forme une étroite rue à sens unique vers son extrémité nord, rue des Prébendés. Selon Édouard Ducéré, la rue des Faures est l’une des plus anciennes de la ville. C’était la rue de la puissante corporation des forgerons, en gascon bayonnais moyenâgeux faures, chargés de la fabrication des armes de guerre. La topographie de la rue a très peu changé depuis le xiie siècle ; au début du xixe siècle, les forgerons de la ville y étaient encore presque tous présents. Cependant, à la fin de ce siècle, elle était dépourvue de toute industrie.

 

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