Le port de Bayonne

Le port de Bayonne est un port de commerce français de l’océan Atlantique. Son emprise concerne les communes de Bayonne, Anglet et Boucau dans les Pyrénées-Atlantiques et Tarnosdans les Landes. Il se classe au 9e rang des ports de commerce français. Il abrite aussi une base navale comportant quelques patrouilleurs légers.

Depuis 1997, son trafic annuel dépasse 4 millions de tonnes. En effet, le port de Bayonne est situé à l’estuaire de l’Adour, il bénéficie d’un excellent emplacement logistique.

Il exporte les produits des bassins industriels et agro-alimentaires des Landes et des Pyrénées-Atlantiques :

  • le soufre (recueilli après épuration du gaz de Lacq),
  • le pétrole brut extrait à Lacq,
  • le maïs,
  • les engrais,
  • le bois.

Il abrite une aciérie électrique associée à un train continu à billettes, mais sans laminoir, les Aciéries de l’Atlantique SA. Cette usine, créée en 1995 par le groupe espagnol Marcial UCIN basé à Bilbao, appartient aujourd’hui à un autre espagnol, Siderurgica ANON installé à La Corogne.

Ford et General Motors ont choisi Bayonne pour distribuer vers toute l’Europe les voitures fabriquées en Espagne et au Portugal. Terminal de stockage de produits chimiques Sotrasol (produits chimiques liquides).

Oléoduc entre le port de Bayonne et Lacq.

Très tôt, Bayonne s’est tourné vers l’Océan.

Au Moyen Âge, Bayonne devient un port maritime et fluvial, il connaît son âge d’or entre le xiie siècle et le xive siècle, sous la domination anglaise. La ville est située à la confluence du fleuveAdour et de son affluent la Nive (« la gran mar »), la ville déploie ses activités maritimes sur les deux rives de la Nive.

En plus, gagnée sur les barthes ou plaines amphibies, la ville basse est le quartier des « ports » intérieurs : canaux remontés par la marée où naviguent de petits bateaux (tilholes, galupes).

L’activité portuaire repose essentiellement sur celle des chantiers navals qui construisent des navires de haute mer (nefs, galées, pinasses…). Les relations commerciales sont prospères avec la Navarre, la Gascogne en liaison avec le port de Mont-de-Marsan, la Flandre, les villes hanséatiques et surtout avec l’Angleterre.

Pour maintenir et développer cette activité majeure pour la ville, les Bayonnais tentent de lutter pour dominer le fleuve et son embouchure sur l’océan Atlantique. Durant le Moyen Âge, l’Adour se jette dans l’Océan à Capbreton, véritable avant-port à une quinzaine de kilomètres de Bayonne. Vers 1410-1430, des phénomènes naturels déplacent l’embouchure plus au nord, à 32 km de la ville, entraînant le déclin des activités maritimes.

En 1578, un chantier colossal se termine, mené par l’ingénieur Louis de Foix; un estuaire artificiel est créé à 6 km de la cité. Cette ouverture du Boucau neuf bonifie la ville et les pays des environs… ce qui explique les noms des lieux géographiques appelés Le Boucau et Le Vieux-Boucau : Vieux-Boucau-les-Bains.

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