Nive et Adour

L’Adour, qui prend sa source près du Pic du Midi de Bigorre dans les Pyrénées, est un fleuve de 335 km. Il arrose Tarbes, Dax, et se jette dans l’Océan Atlantique à Bayonne, grossi de son affluent la Nive, 78 km, née de la réunion de plusieurs torrents qui traversent Saint-Jean-Pied-de-Port et Cambo-les-Bains.

L’Adour s’écoule vers le nord sur près d’une centaine de kilomètres à travers les Hautes-Pyrénées jusqu’au département du Gers. Là, il s’oriente vers l’ouest, contournant le vignoble de Madiran, et rejoint le département des Landes où il sépare les coteaux prépyrénéens de Chalosse (au sud) des Landes de Gascogne (au nord).

Il est rejoint à Port-de-Lanne par les Gaves réunis, de débit supérieur, qui apportent les eaux du Lavedan, du Haut-Béarn et de Soule. Puis il se jette dans l’océan Atlantique entre les Pyrénées-Atlantiques (Anglet) et les Landes (Tarnos).

Autrefois, l’Adour se terminait par un delta correspondant au Maremne, autour de son estuaire principal de Capbreton. Son exutoire actuel dans l’Atlantique, à hauteur d’Anglet, lui a été donné en 1578.

L’Adour est un des rares fleuves européens à posséder encore des frayères à saumons (Salmo salar).

Dans un lointain passé géologique, l’Adour a creusé une profonde vallée, aujourd’hui sous-marine. À 35 km au large, l’entaille atteint 1 000 à 1 500 mètres de profondeur : c’est le Gouf de Capbreton, qui ne se résorbe dans la grande déclivité océanique qu’à 50 km de la côte.

Bayonne se trouve au confluent ; son histoire est donc en partie fluviale. Au Moyen Age, la batellerie et le trafic sur l’Adour et la Nive sont importants. Plusieurs types de bateaux sont fabriqués à cette époque : le chaland, le courau, le chalibardon, la thilhole et plus particulièrement pour la Nive, le halo. Aujourd’hui, seul survit le couralin de pêche que l’on fabrique, modernité oblige, en plastique ! Il sert aux pêches traditionnelles, pibales, aloses, lamproies et saumons.

La Nive naît au pied du Mendi Zar (1 323 m), au-delà de la frontière espagnole, sous le nom de Harpeko erreka. Sa source principale se trouve à l’altitude de 360 m.

La Nive est constituée près de Saint-Jean-Pied-de-Port de l’union des torrents bas-navarrais :

  • la Nive de Béhérobie (cours principal),
  • le Laurhibar,
  • la Nive d’Arnéguy.

Les gorges d’Atekagaitz au sud d’Itxassou marquent son passage dans la province du Labourd. Sa confluence avec l’Adour se fait dans la ville de Bayonne, en rive gauche, à l’altitude 3 mètres et à moins de 10 kilomètres de la mer, le Golfe de Gascogne et l’océan Atlantique. C’est sur une butte surplombant sa confluence dans l’Adour que la ville de Bayonne s’est développée.

La longueur de la Nive est de 79,5 km.

La Nive est appréciée pour la pêche sportive des salmonidés et la pratique des sports en eau vive (rafting et canyoning notamment).

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 0 (from 0 votes)
Nive et Adour, 10.0 out of 10 based on 1 rating

Laisser un commentaire