Saint Jean de Luz

La baie de Saint-Jean-de-Luz est située au fond du golfe de Gascogne. C’est la seule rade abritée entre Arcachon et l’Espagne. Grâce à ses digues qui la protègent des colères de l’océan Atlantique, elle a la faveur des baigneurs et est devenue unestation balnéaire réputée de la Côte basque. La station balnéaire est de création relativement récente mais le port, lui-même, est très ancien.

Saint-Jean-de-Luz fait partie de la province basque du Labourd, ainsi que de l’Eurocité basque Bayonne – San Sebastian.

La municipalité n’a pas procédé à une délimitation nette des différents quartiers, qui imposerait une vision administrative de leurs délimitations (il n’y a pas de sectorisation en matière scolaire, par exemple). Mais certains quartiers ont cependant une personnalité indiscutable.

Le centre-ville correspond en gros au Vieux Saint-Jean, limité par le port, la rue du Midi et le boulevard Thiers, mais s’étend, autour du boulevard Victor Hugo, bien au-delà du site initial de la « cité des Corsaires ». Un vaste secteur piétonnier (restaurants, magasins) relie la mer (promenade Jacques Thibaud) à la « grand rue » (karrika handia baptisée du nom de Gambetta) laquelle débouche sur la place « Louis XIV » et ses accueillantes terrasses (kiosque à musique et exposition de peintures en saison). Autour des halles et de la gare s’organise une vie de quartier dynamisée par la présence du marché (très actif les mardis et vendredis matin) et l’implantation récente d’un complexe cinématographique.

Sur le plan architectural, la commune n’a pas subi (au contraire de certaines de ses voisines) une inflation de constructions verticales récentes sur son front de mer, mais le cœur de ville présente peu de bâtiments anciens (le restaurant « Kaiku » rue de la République, ancienne gendarmerie, est la plus vieille demeure conservée). La ville renvoie une image assez éclectique, quoique pittoresque. Il est question de classer et protéger en partie son patrimoine bâti, qui a parfois souffert certains outrages ; c’est ainsi que la Pergola (réalisation de Mallet-Stevens) a été défigurée par l’ajout d’étages supplémentaires).

Au sud de la gare, le quartier d’Urdazuri a « tout d’une ZUP » sauf les défauts de celles-ci. Aménagé dans les années 1960–1970 sur des terrains humides, il doit son nom à la Nivelle (Urdazuri en est le nom basque, d’après le site de sa source, au-delà de la frontière des Pyrénées : l’eau d’Urdax). Malgré un relatif enclavement (coupure du tissu urbain par la voie SNCF) et un urbanisme sans grande originalité, c’est un quartier très agréable à vivre grâce à son site en bord de fleuve (vues sur les montagnes) et à la qualité des services dont il dispose (écoles, aires de jeu, collège-lycée, chapelle, commerces) sans ignorer la proximité dont il jouit par rapport au centre-ville et aux plages.

Le quartier Ichaca ou celui du Lac, fortement résidentiels, ont des associations actives.

Le quartier du Fargeot est peut-être le plus densément peuplé de toute la ville, l’habitat collectif s’y étant progressivement substitué aux activités économiques (anciens sites de transformation du poisson, reconvertis). D’autres quartiers souffrent d’être en grande partie inhabités l’hiver (avenue de l’Océan, rue Vauban, etc.).

La transformation du tissu urbain luzien est telle que les appellatifs conservent parfois le souvenir de l’époque pré-industrielle sans plus renvoyer de nos jours à une réalité incontestable. C’est ainsi que l’on évoque le quartier Aïce Errota (Haize Errota : le moulin à vent) pour désigner le bord de mer à hauteur de « la digue aux chevaux » ou la rue et le groupe scolaire homonymes situés beaucoup plus haut, au-delà du fronton et face au Jai Alai.

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